BORDEAUX en quelques mots...

 

Bordeaux est une ville au patrimoine bâti et naturel très riche, reconnu en 2007 par l'inscription (sous l'appellation « Port de la Lune ») d'une grande partie de la ville, par le Comité du patrimoine mondial, désigné par l'assemblée générale de l’UNESCO, sur la Liste du patrimoine mondial, en tant qu'ensemble urbain exceptionnel.

Surnommée « la Belle Endormie », Bordeaux est également classée Ville d'art et d'histoire. Elle est la deuxième ville de France qui compte le plus grand nombre de monuments classés, juste après Paris. Le secteur sauvegardé est ainsi un des plus vastes du pays (150 ha). Dans le cadre de sa préservation, le tramway fonctionne par un système d'alimentation par le sol sur une grande partie de son tracé.

Épicentre de tout le Bordelais, capitale de l’Aquitaine lovée autour de la Garonne, Bordeaux a conservé son décor de théâtre mais a perdu son atmosphère secrète et sa fierté un peu hautaine, souvent frondeuse vis-à-vis de la capitale. Une capitale qui va très prochainement ne plus se trouver qu’à 2 bonnes heures de train avec la LGV Bordeaux- Paris dès l' été 2017.
Quelle belle réussite cette ouverture au fleuve, au monde.Bordeaux change à vue d’œil, grandit avec le tram. Depuis que Bordeaux et le Port de la Lune ont été inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco, c’est une autre ville que l’on ne cesse de découvrir, puisque des quartiers entiers sont encore en restructuration notamment le Bassin à flot. D’ailleurs, l’afflux de visiteurs - et d’habitants ! - toujours plus important chaque année témoigne de ses nombreux attraits.
Bordeaux doit sa fortune à ses vins et à son port. La vieille cité se révèle avant tout comme un joyau de pierres ciselées, armoriées, dentelées dans le grand style du XVIIIe siècle : Bourse, Grand Théâtre, place Royale... Mais on y trouve aussi des rues étroites au tracé médiéval, de vieux quartiers aux allures sombres et populaires en voie de transformation.
Passé l'émerveillement devant l'alignement parfait des façades du XVIIIème siècle devant le fleuve qui rappellent qu'à son âge d'or,  Bordeaux était le premier port de France, vous irez vous perdre dans les ruelles de Saint-Eloi et Saint-Michel à la recherche du Bordeaux populaire et mélangé. Vous irez boire un verre ou faire la fête dans les zones industrielles portuaires réhabilitées, appelées à accueillir une population avide d'espaces verts (parc, jardin quais) et se déplaçant en vélo, en tram. Vous changerez de rive pour voir une ville en pleine mutation.
Bordeaux, avec sa pierre calcaire dorée qui noircit naturellement, offre une jolie palette de couleurs, du blond pâle au noir. Les Bordelais s’ouvrent aux influences méridionales, espagnoles en particulier, et on voit maintenant partout des restaurants en terrasse. Les soirées de Bordeaux s’animent dans les bars à tapas, et les nuits, quai de Paludate, sont chaudes...

 

 

A VOIR...

 

LE MIROIR D'EAU

Situé face à la Place de la Bourse, entre le Quai de la Douane et le quai Louis XVIII, cette œuvre spectaculaire, due au paysagiste Michel Corajoud,alterne des effets extraordinaires de miroir et de brouillard. 

Les métamorphoses régulières de 2 cm d’eau sur une gigantesque dalle de granit transforment l’endroit, magique, en une scène permanente de jeux pour les enfants, de rêverie pour les amoureux, de flânerie rafraîchissante par temps chaud, les pieds dans l’eau.

Lieu le plus photographié de Bordeaux, entre Garonne et façade du XVIIIe siècle, le Miroir d’Eau s’inscrit désormais dans le Patrimoine Mondial contemporain. Vous aussi apportez votre touche photo : postez et signez vos photos du Miroir d'Eau depuis Bordeaux vers vos amis du monde entier.

LA PLACE DE LA BOURSE

Ici commence l’effacement du Bordeaux médiéval enfermé dans ses murs depuis des siècles. Enfin, Bordeaux libérée !

Depuis 1720, l’Intendant Boucher œuvre auprès des jurats et du parlement pour créer une place royale et ouvrir enfin la ville-forteresse. Son choix de s’assurer les services de Jacques Gabriel, Premier Architecte du Roi Louis XV, sera décisif : cette place rectangulaire à pans coupés, aux façades ornées de mascarons et de ferronneries s’impose pour engendrer la ville classique.

L’Hôtel des Fermes construit par Gabriel père, puis l’Hôtel de la Bourse par Gabriel fils et le pavillon central isolé qui brise définitivement la « muraille », (1735-1755) compose cette place royale.

A l’origine, elle était séparée du fleuve par des grilles qui tombent à la Révolution. En son centre, la statue équestre du roi est remplacée par celle éphémère de Napoléon, elle-même remplacée par la Fontaine des 3 Grâces dès 1869… le succès de celle-ci ne connaît aucune limite, c’est la plus photographiée de la ville par les touristes venus du monde entier…