Le gouvernement sonne la fin de la récré pour les VTC !

C’est une nouvelle ère qui va s’ouvrir en France pour les nouveaux acteurs de la mobilité. À compter du premier janvier prochain, le métier véhicules de transport avec chauffeur (VTC) va être mieux réglementé, analysé, et suivi. Statuts, rémunérations, temps de travail… c’est la fin de la récré pour les VTC ! La ministre des Transports, Élisabeth Borne, sera à la barre. Et elle n’est pas du genre à laisser filer… Il faudra en revanche filer droit !

 

À l’issue d'une réunion avec le secteur, la ministre des Transports a confirmé "l'application de la loi Grandguillaume au 1er janvier 2018 qui mettra fin au détournement du statut LOTI". Ainsi, il sera désormais uniquement possible pour les chauffeurs d'exercer comme taxi ou comme VTC dans les grandes villes. Ce statut LOTI était devenu une loterie voire un jackpot puisque certains acteurs du VTC s’en revendiquaient en se présentant comme des chauffeurs fournissant un service de transport collectif, même sans lien avec des tour-opérateurs ou des agences de voyages, comme l’obligeait pourtant ce statut. Le débat est clos car il va cesser d'exister dans les villes de plus de 100 000 habitants.

 

Il faudra maintenant être VTC ou taxi. Or, s’il suffisait d’un simple permis de conduire pour exercer le métier de VTC, il faudra maintenant en passer par un examen d’ores et déjà jugé comme très sélectif. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir Steve Salom, le directeur général d'Uber France, qui déplore une "situation d'urgence sociale" menaçant 10 000 emplois. Comme réponse, l’État a promis de s'engager « à ce que l'ensemble de ces dossiers soit traité dans les meilleurs délais. Cela permettra que l'échéance du 1er janvier 2018 ne constitue pas un couperet".

 

On rappellera que seuls 36 % des candidats qui se présentent à l'épreuve théorique de cet examen la réussissent, contre 74 % chez les taxis. Lord de l'épreuve pratique, l'écart se resserre avec un taux d'admission final de 21 % pour les VTC et de 33 % pour les taxis. Une cellule d'accompagnement sera créée en janvier pour ceux qui ont échoué. Des formations seront proposées, soit pour préparer l'examen de nouveau, soit pour être "formé à d'autres métiers, notamment ceux en tension dans le secteur des transports".

 

Mais ce n’est pas tout : une mission de "réflexion" sur la régulation du secteur des VTC va être menée jusqu'en mars, principalement sur la réglementation du temps de conduite et la mise en place d'un tarif minimum. Tout un programme !

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